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Infolettre
Chant choral n°1 - Décembre 2010

Edito

La rentrée 2010 est déjà loin mais j’aimerais faire un petit bilan de la saison passée.

Ce bilan est très positif en ce qui concerne la formation et les stages, qu’il s’agisse des journées de formation en région ou du stage national annuel de Ruffey-Les-Beaune.

Néanmoins, je serai moins enthousiaste pour ce qui est de l’annulation de nos rencontres nationales ; en effet, bien que je sois conscient de l’investissement que ces déplacements représentent, je ne peux que regretter que nous ayons du annuler des rencontres faute d’inscrits.
C’est pour ces raisons que nous envisageons pour l’avenir des rencontres régionales qui se dérouleraient sur une journée.

Bonne saison 2010-2011.

Claude Fagot

 

 Hommage :

Marcellin

Je profite de cette infolettre pour parler d’une absence. Un ami est parti vers d’autres horizons en passant la porte qui ne s’ouvre que dans un sens… Bien sûr, on savait, et il savait lui aussi. Il est trop tôt de partir quand on a la soixantaine et encore des projets plein la tête ! Il reste des voyages, des repas entre amis, des travaux dans la maison, tant de choses qui écrivent le grand livre de la vie dont tous les chapitres, qu’ils soient gais ou tristes, sont si importants.

Certains t’ont connu au stage de Châtenois, avec ton épouse. Nous avons apprécié ton savoir et ta bonne volonté au sein de notre association, et tant de choses que l’on pourrait dire encore…

Au nom de tous tes amis, au revoir Marcellin…

Claude Fagot


 

 Bilan de fin de stage :

Intervenants

La cuvée Beaune 2010 fut un bon cru.

Sixième édition des stages de Chant-choral organisée par la même équipe, fidèle et efficace : menée par le président de la commission fédérale Claude Fagot, assisté et soutenu par Sylvie Bonnet, Henri Paget, Benoit Domejean et Augustin D’Assignies.
Retour sur un lieu déjà exploré trois ans auparavant, même satisfaction générale pour l’accueil et les lieux (amélioration du confort dans les chambres, les sanitaires ont été refaits).
L’expérience et les remarques enregistrées lors des bilans de clôture des stages précédents permettent à l’équipe d’être à l’écoute des souhaits des stagiaires et d’apporter les améliorations indispensables à la mise en place des stages suivants.

Bon point sur l’emploi du temps : la pratique du Chant-choral est le noyau central autour duquel sont proposés divers ateliers :

  • La direction de chœur qui accueille chaque année de nouveaux candidats curieux de découvrir ce rôle qui paraît du point de vue du choriste relativement facile, mais en situation réelle beaucoup plus compliqué. Cette année, l’atelier s’est enrichi d’un groupe de choristes test (stagiaires volontaires), afin de mettre les apprentis chefs de chœur en situation réelle : Initiative saluée par les candidats.
  • Les petits ensembles ont toujours autant de succès. Ils permettent aux choristes confirmés souhaitant plus d’activités de satisfaire leur soif de chant. Ils ont accès à des pièces vocales plus difficiles, en nombre limité dans chaque pupitre (deux ou trois). Cet atelier vient compléter le travail réalisé avec le groupe entier.
  • L’atelier technique vocale cette année était non compatible avec l’atelier petit ensemble. Conséquences : un travail beaucoup plus cohérent, adapté aux candidats répartis par groupes de même niveau de deux ou trois choristes uniquement et donc un résultat beaucoup plus satisfaisant pour tous.

Il est à remarquer que ce stage est ouvert à tous, quel que soit le niveau de départ, l’objectif pédagogique étant que chacun y trouve de quoi satisfaire son appétit musical, et reparte riche de progrès ou de pistes à explorer.

L’objectif secondaire mais essentiel soutenu par l’équipe est en adéquation totale avec l’esprit de la FSCF : plaisir et convivialité. Esprit défendu tout au long de la semaine lors des répétitions qui se déroulent dans une bonne humeur permanente, proposant un équilibre parfait entre travail (car un des objectifs est de faire des progrès, d’ouvrir les esprits à de nouveaux éléments) et plaisir.
Les jeux proposés lors de la soirée festive connurent un succès indéniable et les stagiaires se sont cette année encore illustrés dans des improvisations de dernière minute (exemple : remise de la médaille de l’ordre de Grandchamp à Claude Fagot !).
Lors de cette soirée, les spécialités culinaires et viticoles de la région Bourgogne furent mises à l’honneur, et ont renforcé l’esprit de convivialité entre les stagiaires.

Petit bémol : le manque de spectateurs le soir du concert à Ruffey. La publicité avait pourtant était faite auprès des journaux locaux et régionaux, et la municipalité de la ville par notre président Claude Fagot. Sur ce point, il y a encore des progrès à faire. Mais cette manifestation est nécessaire pour valider le résultat d’un travail acharné réalisé tout au long de la semaine par les 26 stagiaires présents.

Résultat d’ensemble satisfaisant et lancement du stage prochain ! A noter dans vos agendas :
Dates : du 3 au 11 juillet 2011
Lieu : Maison Familiale de Saulxures sur Moselotte (88).

Sylvie BONNET


 

 Les cuivres :

Définition et évolution

Les cuivres sont des instruments à vent. Ils se distinguent des bois non pas parce qu’ils sont en cuivre (la plupart sont d’ailleurs en laiton), mais par la manière dont est produit le son : alors que, chez les bois, c’est une partie de l’instrument qui est à l’origine du son (le biseau de la flûte, l’anche de la clarinette,...) pour les cuivres c’est l’instrumentiste lui-même qui produit le son en vibrant les lèvres. De ce fait, on peut trouver de grandes similitudes entre la technique des cuivres et celle du chant, sauf que les cordes sont chez les uns les lèvres, et chez les autres les cordes vocales. Ainsi Sylvie (S. Bonnet, Commission fédérale de chant choral) nous apprend à chaque rencontre deux mots : la bouche et le bikini ! Ne changez rien pour les cuivres, on joue avec les mêmes éléments mais de manière plus ample et plus dynamique. Cependant, pour jouer d’un cuivre, il n’est nul besoin d’avoir des capacités pulmonaires surdimensionnées ! D’ailleurs, le terme d’instrument « à vent » est erroné : il n’y a pas plus de vent qui sort d’une trompette que de la bouche d’un chanteur !
Un exemple pour mieux comprendre le parallèle : Sylvie insiste à chaque rencontre pour qu’on lâche le « kiki » (comprenez le larynx). De même, chez les cuivres, la tendance est de jouer « sur les lèvres », en appuyant sur l’embouchure (en général ce n’est pas très beau et ça fait bobo). Tout le travail de l’instrumentiste va donc être de rechercher une tenue de l’air, une solidité du masque et la recherche des résonances loin dans la tête (comme pour le chant) afin d’obtenir un son joli, confortable et facile.

Selon la définition que j’ai donné au début, tout corps présentant la forme d’un tube et pouvant servir de résonateur à la vibration des lèvres est un cuivre. Inutile de préciser dans ce cas que cette manière de jouer remonte à la nuit des temps, qu’il s’agisse de vibrer dans une conque ou dans un tube de bois (le didgeridoo des aborigènes australiens par exemple).
Ces instruments ont très vite été adoptés comme moyen de communication sur de longues distances, face à de grandes foules, et donc à la chasse ou à la guerre (certains de nos instruments ont encore cette fonction comme le clairon ou la trompe de chasse). Les cuivres en métal les plus anciens qui ont été retrouvés datent du IIe millénaire avant J.-C. Ce sont des leurs de l’âge de bronze. Et jusqu’au XVIIIe siècle la technique de fabrication et de jeu n’a quasiment pas changé, comme l’attestent les reconstitutions d’instruments anciens (notamment en France des trompettes gallo-romaines). Au Moyen Age, on distinguait trois instruments : la trompette (buccin), le cor et la sacqueboute, ancêtre du trombone qui, de tous nos instruments européens, fait partie de ceux qui ont le moins évolué... Parce que (presque) parfaits dès leur origine. Un autre instrument, aujourd’hui quelque peu oublié, fit à cette époque son apparition. Un instrument en bois, avec des trous comme sur une flûte à bec, mais à embouchure : le cornet à bouquin, instrument très prisé jusqu’à la fin du XVIIe siècle, et que je vous invite vivement à (re)découvrir. Petite parenthèse technique : si vous avez déjà eu la bonne fortune de vibrer vos lèvres dans une trompette, un cor, ou tout autre cuivre, vous aurez très vite constaté qu’on ne peut y jouer la note qu’on veut mais seulement quelques-unes. Ces notes, dont le nombre varie selon l’instrument (ce sont les notes que peuvent faire notre clairon ou notre trompe de chasse) s’appellent « harmoniques » (ceux qui ont la fibre scientifique se feront la joie d’étudier ces bestioles-là).
Jusqu’aux années 1750, on s’en contentait largement, la trompette baroque ayant même atteint son apogée tant en notoriété qu’en virtuosité (écoutez le 2e concerto brandebourgeois de Bach, le concerto pour 2 trompettes de Vivaldi, ou la musique pour les feux d’artifice royaux de Haendel ; attention, la plupart des concertos joués par Maurice André (Albinoni, Telemann,...) sont destinés au hautbois !!!). Mais durant la deuxième moitié du XVIIIe siècle, la trompette connut une vraie période de crise, plus ou moins au profit du cor qui acquit ses lettres de noblesse (Mozart : cinq concertos pour cor, aucun pour trompette). C’est à cette époque que l’on voulut rendre les cuivres chromatiques, c’est à dire leur donner la capacité de jouer toutes les notes de la gamme. Alors que les cornistes utilisaient la technique du bouchage (la main dans le pavillon qui permet de baisser les notes), on développa plusieurs mécanismes pour la trompette, comme le mécanisme à clefs (celui de la clarinette ou du saxophone). C’est pour ce type de trompette qu’ont été composés les deux concertos les plus célèbres du répertoire : celui de Haydn (qui est peut-être son oeuvre la plus célèbre) et celui de Hummel (qui est peut-être son unique oeuvre célèbre).

Mais c’est finalement le mécanisme à pistons, inventé et perfectionné au XIXe siècle qui fut retenu, et finalement adopté par tous les cuivres, sauf le trombone (ne me forcez pas à redire qu’il était déjà parfait, merci). La technique en est simple : le piston fait dévier l’air dans une coulisse, rallongeant le chemin parcourut par celui-ci, ce qui a pour effet de baisser la note. Les différentes combinaisons des pistons sur les différentes harmoniques permettent de couvrir trois ou quatre octaves selon l’instrument (voire plus : écoutez Arturo Sandoval à la trompette).

Le XIXe siècle, avec l’invention du piston, a vu la naissance d’une multitude de cuivres dont beaucoup (comme le cornophone ou le sudrophone) sont tombés dans l’oubli.
Le tuba reste le plus connu et le plus employé : « De nos jours, plusieurs dénominations s’entrecroisent. Cela génère une certaine confusion et une réelle difficulté à comprendre les différences entre les diverses formes d’instruments. De nombreuses variations de termes sont usitées selon l’origine géographique, historique ou le point de vue de l’utilisateur. Aucun système normalisé ne permet à ce jour de satisfaire le plus grand nombre. »
Certains sont encore fréquemment utilisés dans certains orchestres. Citons : la famille des saxhorns dont le bugle est issu (je vous renvoie au film Les Virtuoses (Brassed Off en anglais) de Mark Herman avec Ewan McGregor entre autres. Ce film à pour sujet les Brass band (rien à voire avec les Big band de jazz)), le cornet à pistons (Carmen de Bizet, Petrouchka et l’Histoire du Soldat de Stravinsky), l’euphonium (Bydlo dans les Tableaux d’une exposition de Moussorgski orchestré par Ravel), l’hélicon de Boby Lapointe utilisé par les cavaliers de la garde républicaine et son homologue américain le sousaphone,...
Certains ont été créés pour des occasions uniques : c’est le cas des fameuses trompettes d’Aïda !

Mais la famille des cuivres compte aujourd’hui 4 instruments principaux, chacun pouvant être décliné en plusieurs membres. Il s’agit du cor d’harmonie, appelé aussi cor français (cocorico !), la trompette, le trombone et le tuba. Il serait trop long et trop fastidieux de présenter en détail chaque instrument. Je vous invite à consulter les différents articles les concernant sur Wikipedia par exemple.

L’invention du piston a été la plus grande évolution qu’aient connue les cuivres depuis le deuxième millénaire avant J-C. Cette évolution (on peut même parler de révolution) a été telle que leur technique de jeu s’en est trouvée bouleversée ; en fait, les cuivres tel que nous les connaissons aujourd’hui, n’ont que deux siècles d’existence ! De fait, ils peuvent aujourd’hui jouer tous types de musique dans tout type de formation, et leur récente évolution en fait des instruments résolument modernes. Hélas, cette évolution tardive nous fait manquer cruellement de répertoire, ce qui est compensé par de très nombreuses transcriptions. Les cuivres ont maintenant quitté leur cadre militaire (évolution qui s’est amorcée depuis). En quatuor, en quintette, ou en Brass band, ils perdent leur images d’instruments virils et machos, et intéressent de plus en plus les filles ! (Voyez la tromboniste JoDee Davis et la trompettiste Alison Balson, ou lorsque cuivres rime avec grâce et élégance).

En France, le trompettiste Maurice André a insufflé une nouvelle manière de jouer, tout en élégance et en virtuosité. Bien sûr, le trombone et la trompette ont pris des lettres de noblesse avec le jazz. Citons Louis Armstrong, Glenn Miller, Miles Davis ou Dizzy Gillespie. Mais saviez-vous que le tuba y est également largement utilisé ?

Benoît DOMEJEAN (CF Chant choral)


 

 Actualités Nationales :

Stages de danse, les dates ont changé !

 

Les dates des stages de préformation, AF1 et AF2 de danse qui devaient se dérouler du 5 juillet 2012 au 15 juillet 2012 ont été modifiées.

Les stages se dérouleront du 7 juillet 2012 au 17 juillet 2012 !

Le lieu reste inchangé.

Pour plus d’informations cliquez ici.


Magazine Les Jeunes

 

Découvrez en exclusivité la Une du magazine Les Jeunes du mois de mai 2012 !


Groupe Histoire et Patrimoine, téléchargez le flyer !

 

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 Actualités formation

BP JEPS 2012, recrutements en cours

 

Le Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Education Populaire et du Sport (BP JEPS) permet d’encadrer à titre professionnel dans le domaine des activités physiques, sportives, socio-éducatives ou culturelles. Il s’agit d’un titre de niveau IV.


Séminaire d’accompagnement à la prise de responsabilités fédérales

 

Mobilisez-vous pour renforcer les instances territoriales de demain et assurer le développement de la fédération. 3 dates à retenir, 3 ligues organisatrices


Formation BAFA/BAFD

 

Retrouvez toutes informations sur l’ensemble des formations BAFA et BAFD en France : cliquez ici.


BAFA et BAFD en Ile-de-France

 

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Ainsi que le dossier d’inscription.


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