Avec la persistance de la crise, le milieu du théâtre s’inquiète.
Côté subventionné, on essaie tant bien que mal de maintenir les subventions, tout en révisant à l’économie la politique de création et en resserrant le nombre de représentations de manière à ne pas dépasser les quotas d’abonnés. De sorte que les salles sont pleines et qu’il est difficile parfois d’y trouver une place.
Côté privé, l’inquiétude est plus grande encore puisque l’économie dépend principalement du public ; ce qui incite à aller chercher les valeurs sûres. La rentrée de septembre est symptomatique de ce phénomène avec une liste de têtes d’affiche impressionnante dans les salles privées parisiennes.
Dans ce contexte, il est raisonnable de s’interroger sur les perspectives de carrière des jeunes comédiens. Quelles sont les chances de trouver des rôles dans une économie qui ne peut plus se permettre de prendre des risques sous peine d’être remise en cause ?
Pourtant, chaque année, les jeunes qui se destinent à une carrière professionnelle, font le plein de nos écoles nationales de théâtre. Et ceux qui n’ont pas eu cette chance ou qui préfèrent la pratique théâtrale amateur ont souvent des difficultés à intégrer des ateliers ou des troupes déjà en surnombre. Alors, se lancer dans une carrière de comédien, n’est-ce pas courir un risque ? Malheureusement, la perspective d’emploi n’est pas seulement préoccupante dans les arts, elle l’est aussi dans tous les secteurs. La crise a donc rendu les choses difficiles, mais on remarque dans le même temps que les tentatives artistiques se multiplient et que malgré les restrictions budgétaires, le talent est reconnu et encouragé. Même la télévision participe à cette reconnaissance par des diffusions en direct de théâtres parisiens, du festival d’Avignon…ou par des émissions de divertissement comme « On n’demande qu’à en rire »…
En définitive, les théâtres, les écoles, les ateliers pleins à craquer prouvent l’engouement pour l’art de l’acteur et la nécessité du maintien de l’imagination en éveil. Il revient aux adultes, parents ou enseignants, d’encourager les jeunes à aller vers ce dont ils ont envie. Et pourquoi ne pas envisager une carrière de comédien ? Car ces jeunes passionnés de comédie ne mettraient-ils pas plus de cœur à l’ouvrage en exploitant ce qui les anime ?
article par défaut
Fédération Sportive et Culturelle de France
22 rue Oberkampf – 75011 Paris
T 01 43 38 50 57
F 01 43 14 06 65