Le développement économique que l’on connaît depuis 150 ans repose, pour une bonne part, sur l’exploitation de ressources non renouvelables (les matières premières et en particulier l’énergie), conduisant à terme à l’épuisement de certaines de ces ressources : pétrole, forêts, eau… Les dégâts sur l’environnement sont de plus en plus évidents et rapides.
La prise de conscience que « nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants » (Antoine de Saint-Exupéry) a donné naissance à la notion de développement durable.
C’est à la fin des années 60, que le développement durable a connu ses premières actions politiques.
Tout d’abord par la création du Club de Rome qui lance un cri d’alarme sur le constat de la dégradation de l’écosystème par la croissance économique, avec le slogan « croissance zéro », puis par son premier rapport « Halte à la croissance ? ».
En 1972, à Stockholm, le Sommet des Nations Unies sur l’environnement met en garde la communauté internationale sur l’épuisement des ressources naturelles. Naît alors la notion d’« éco-développement », qui prône un mode de développement intégrant les contraintes environnementales. C’est à cette époque qu’ont été créés la plupart des ministères de l’environnement.
1987 : Mme Gro Harlem Bruntland, alors présidente de la commission mondiale sur l’environnement et le développement, soumet à l’assemblée générale des Nations Unies un rapport intitulé our commun future (notre avenir à tous). Le développement durable entre véritablement dans la sphère politique. Pour la première fois sont liées les notions d’environnement et de solidarité envers les générations futures, ce qui induit en particulier les principes de responsabilité, de prévention, de précaution… et l’échelle du long terme dans les prises de décision.
1992 à RIO a lieu la conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement. La communauté internationale (173 pays) adopte l’Agenda 21 qui fait du principe de durabilité la nouvelle ligne directrice du développement humain. Ce programme définit les principes qui permettraient de concilier les 3 piliers du développement durable (la protection de l’environnement, l’efficacité économique et l’équité sociale).
Puis il y a eu Kyoto, Göteborg, Johannesburg.
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