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Accueil > Infolettre > Tir à l’arc n°33 > Histoire et traditions en Picardie

Histoire et traditions en Picardie

Jeu d’arc

Les archers avaient besoin d’un lieu pour s’entraîner pour la guerre.
Afin d’acquérir toutes les compétences nécessaires à l’exercice de leur métier, dans chaque ville et village un lieu d’entraînement fut créer « le jardin d’arc » appeler aujourd’hui « jeu d’arc ».
Celui-ci varie en fonction de l’importance de la ville et se compose d’un espace clos comprenant un logis ou salle d’armes, et le jeu d’arc composé de deux buttes de tir ( la butte d’attaque et la butte maîtresse) distantes de 50 mètres.

Noyon dispose de 3 jeux.
L’espace entre les deux buttes forme une allée centrale appelée « allée du roy », celle-ci ne peut être empruntée que par le roi de la compagnie.
Parallèlement à celle-ci, on trouve une ou deux allées de dégagement appelées « allée des chevaliers » empruntées par les archers pour se rendre d’une butte à l’autre.
La protection des archers est assurée par des panneaux de bois de 4 mètres de hauteur situé de part et d’autre de l’allée du roy, appelés « gardes ».
Dans le jeu d’arc on pratique le tir beursault , sur des cartes noires et blanches du même nom comprenant 4 cercles et dont le centre est placé à 1 mètre du sol ( ce qui correspondait à la faille des armures des chevaliers).
Les archers regroupés en principe par pelotons de 5 tireurs, tirent de la butte maîtresse vers la butte d’attaque et vice versa, ceci correspondant à « une halte », (1 flèche en cible compte pour un honneur).ils comptent chaque fois leurs points, de 1 à 4, et le tir se termine au bout de 20 halte soit 40 flèches.
Le tir beursault est presque exclusivement pratiqué en Picardie et en région parisienne.

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