A l’origine, le terme d’agrès nous vient de l’ancien verbe - agreien - tiré de l’ancien scandinave - greida - (équiper, arranger). Ce terme désigne aujourd’hui tous les appareils utilisés en gymnastique artistique masculine et féminine.
Officialisée et codifiée à la veille de la Seconde Guerre mondiale, la Gymnastique Artistique moderne comprend chez les masculins cinq appareils différents et un exercice au sol ; chez les féminines trois appareils et un exercice au sol.
Descriptif des appareils masculins (toujours à l’ origine) :
Cheval sautoir : disposé dans le sens de la longueur (hauteur 1m35, longueur 1m63, largeur 45 cm), course d’élan 18m maximum et un tremplin placé à la distance voulue par le gymnaste lui-même.
Cheval d’arçons : identique au cheval sautoir mais possédant 2 poignées en son centre et ayant une hauteur de 1m10.
Barres parallèles : en bois poli distantes de 42cm l’une de l’autre, hauteur de 1m60 au sol et longueur de 3m50.
Barre fixe : tube d’acier de 2m40 de long situé à 2m55 du sol.
Deux anneaux : à 2m50 du sol suspendus à des câbles d’acier accrochés eux-mêmes à un portique qui dépasse les 5 mètres.
Descriptif des appareils féminin :
Cheval sautoir : hauteur de l’appareil 1m10 et qui est franchi dans le sens de la largeur.
Barres asymétriques : barre basse située à 1m50 et barre haute située à 2m30.
Poutre : longue de 5m et située à 1m20 du sol et 10cm de large.
Gymnastique
Au début sport individuel, pour les anciens, la gymnastique était avant tout un moyen d’éduquer le corps, selon la définition suivante : art d’exercer, de fortifier et de développer le corps.
On retrouve trace cette activité dans les temps les plus reculés. Dans l’Egypte des pharaons, en Chine 2000 ans avant J C, en Grèce puis à Rome.
Abandonnée au Moyen Age, sauf par la noblesse, la gymnastique sera relancée à la Renaissance par le premier traité –DE ARTE GYMNASTICA – publié par un médecin Italien Mercuriali en 1573.
La gymnastique prend son élan à partir de 1800 sous l’impulsion des philosophes Montaigne et Jean Jacques Rousseau, et surtout par Jean Henri Pestalozzi en Suisse, Per Henrik Ling (le père de la méthode Suédoise), Ludwig Janh (INVENTEUR DES AGRES) à des buts de redressement militaire après le désastre de Iéna.
En France Francis Amoros ; en Angleterre Sir Thomas Arnold complètent le mouvement.
Celui-ci est bien lancé. En 1881, la Fédération Internationale est créée. 1ers Jeux Olympique en1896 pour les hommes, les femmes attendront jusqu’en 1928 pour participer.
1er Championnat du monde en 1903 pour les hommes, 1934 pour les femmes.
Jusqu’en 1936, on trouve encore une relation étroite entre l’athlétisme et la gymnastique. Les concours sont composés des 6 agrès mais aussi du saut en longueur, du lancer de poids et du 100 yards (1904 ).
Une page aussi est tournée avec l’abandon des anneaux balançants, du grimper de corde et des massues.
Il faut attendre 1950 pour que disparaissent, les dernières compétitions athlétiques (100m, saut en hauteur, perche).
PB
Source d’information : Encyclopédie mondiale du Sport.
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