Présentation Espace jeunes
La « place des jeunes » est un axe prioritaire dans la politique de la fédération. La jeunesse doit pouvoir s’exprimer davantage, être mieux représentée au sein des différentes instances fédérales, doit pouvoir prendre en charge de vrais projets, et pouvoir bénéficier d’actions de formations pour les sensibiliser à la prise de responsabilité. (programme d’actions, 2005-2009).
Le groupe national restreint est composé d’une dizaine de jeunes ayant des qualités et des compétences diverses, du droit, à la communication, de la pédagogie à la comptabilité… ce groupe a plusieurs missions :
- recenser sur le terrain fédéral les jeunes qui sont investis, soit sous la forme d’une commission, soit individuellement
- donner l’occasion à des jeunes de s’investir et de se révéler acteur de la vie sociale et fédérale en particulier
- se mettre en quête de toutes les informations ou initiatives publiques ou privées concernant les jeunes, et participer activement à l’information, par le biais du journal les Jeunes, par la communication interne
- stimuler l’engagement des jeunes par un présence du groupe dans les rassemblements d’envergure nationale
- imaginer des nouvelles formes d’investissement et chercher des terrains d’expérimentation dans les associations, les comités départementaux et les ligues.
- Proposer au comité directeur des axes politiques prioritaires et des moyens pour mener des actions.
Les jeunes investis sur le terrain composent un groupe national large, invité à se déplacer avec les dirigeants locaux et se rassembler ainsi à l’occasion des grands rassemblements, congrès, assises de printemps, forum des cadres.
Politique fédérale
Rapport d’orientation 2005-2009 « La place des jeunes » « Faciliter leur intégration dans les zones d’influence et de décision »
Le projet fédéral développé dans le Document Fédéral Fondamental (DFF) fait une large lace à la prise en charge des jeunes pour que chacun progresse et se sente bien. Le document formateur a été rédigé à une période où la notion d’incivilité, bien qu’existante était moins médiatisée et surtout moins importante. Aujourd’hui, les populations concernée ont changé et les besoins sont immenses. Il ne s’agit plus simplement d’offrir des outils et un contexte de développement personnel harmonieux et complet, mais bien d’éduquer des jeunes et de leur donner des repères de vie en communauté et de respect de soi et des autres.
C’est un chantier social immense dans lequel la fédération a toute sa place de part sa philosophie et ses antécédents.
La jeunesse est une période de transformation physique et psychologique dans un contexte de transformation de la société.
Analyser les besoins d’une jeunesse de moins de 30 ans qui constitue 70% des adhérents de la Fédération est d’une importance vitale pour le devenir de l’institution.
On ne peut pas appréhender la jeunesse mais on peut identifier des jeunesses reconnues à travers trois grands types :
- une jeunesse traditionnelle bien cadrée dans l’accès à l’âge adulte : départ de la famille d’origine, mariage, entrée dans la vie active.
- Une jeunesse prolongée, modèle largement majoritaire avec une période d’études longues, la cohabitation avec les parents et qui tarde à entrer dans la vie professionnelle,
- Une jeunesse en difficulté, souvent isolée dans la périphérie des grandes villes, qui cumule les handicaps familiaux, sociaux, culturels.
Pour beaucoup, il s’agit d’une période d’anxiété liée à la crise, au chômage, à la difficulté d’insertion.
Les effets de mode (modèles corporels, régimes…), l’évolution des mentalités, la perte consciente ou inconsciente de certaines valeurs, les modifications du tissu social avec l’évolution constante des pratiques sont des éléments à actualiser sans cesse dans l’orientation de nos actions.
Elles expliquent le « zapping » auquel se livre de plus en plus de jeunes, déstabilisant en cela une structure traditionnelle comme la nôtre.
L’accès des jeunes aux responsabilités procède des mêmes éléments. La recherche des conditions à réunir pour faciliter leur intégration dans les zones d’influence et de décisions est surtout primordiale.
Cette recherche exige au delà des incitations génératrices de motivations, un état d’esprit de chacune et de chacun axé sur le partage des responsabilités, le souci du devenir de l’association, les méthodes à rechercher pour que demain, celle-ci soit plus active, plus dynamique, plus prospère.
N’est ce pas la plus vive et la plus grande fierté qu’un dirigeant puisse éprouver ?
A l’inverse, n’est ce pas la plus grande désillusion, les regrets les plus amers qui doivent animer la conscience de tout responsable n’ayant pu ou voulu envisager l’avenir de son association sans lui ?
Il y a là un important travail à mener pour un meilleur partage des responsabilités entre les « acteurs », les « consommateurs », et les « spectateurs ».
La question de l’avenir doit donc se poser à toutes les générations. Pour répondre aux attentes des jeunes, il faut associer la recherche de solutions pratiques et la quête d’idéal. »
Sensibilisation à une vie citoyenne
Le jeune adhérent à la FSCF doit comprendre qu’il adhère également à un projet dans lequel l’Homme est au service de l’Homme, et qu’il est important que cette structure l’aide à trouver sa place dans la vie sociale, comme acteur à part entière. Par la prise de responsabilité, l’adolescent se construit, existe comme une personne particulière et douée de capacités. Il existe au monde social et est reconnu par ses paires pour ses qualités naturelles et des compétences acquises. Il se démarque par son unicité et acquiert indéniablement une valeur qui vient s’ajouter à celle du diplôme scolaire ou universitaire, de moins en moins distinctif. Les adultes et anciens qui l’entourent peuvent lui témoigner de la confiance et si l’occasion de présente le recommander dans la vie sociale auprès des décideurs.
Le jeune adhérent à la FSCF apprend aussi bien la technique propre à son activité sportive ou culturelle, que des compétences dans les domaines de l’animation, où les notions de fête, d’ambiance et d’amitié sont loin d’être absentes.
Il n’est donc pas seulement un bon technicien, il développe aussi les qualités d’un éducateur et d’un animateur : la formation fédérale tient compte de ces multiples facettes de l’encadrant ou du dirigeant.
Par le biais d’actions ponctuelles, le jeune peut également vivre des projets solidaires ou humanitaires, de manière à prendre conscience des enjeux de notre monde et à s’inscrire dans une dynamique citoyenne.
Depuis plus de quarante ans, la fédération a initié des stages de formation qui prennent en compte l’Homme dans toutes ses dimensions. Les stages d’éveil aux responsabilités dans les années 65-85 (Pierre Sarre) puis stages Découverte dans les années 1990 à nos jours (Dominique Barrou) en passant par tous les stages fédéraux qui cumulent la nécessité de travailler une compétence particulière liée à l’activité à une compétence plus générale qui vise l’épanouissement et la formation de l’encadrant et des encadrés.
Fidèle à sa mission éducative, la Fédération Sportive et Culturelle de France, participe à la construction de l’individu et à son épanouissement personnel.
En 2006, pour inciter les jeunes à devenir des « acteurs responsables » et leur faire découvrir de nouvelles activités, la F.S.C.F. innove avec SAC’Ados, une « Semaine Action Création » pour les adolescents au cours de laquelle les activités sportives de pleine nature complètent les composantes thématiques et pédagogiques, ateliers collectifs de formation personnelle, d’éveil aux responsabilités et animations variées.
Ce séjour a pour ambition de proposer une aventure humaine et récréative destinée à faire se révéler des jeunes et de les stimuler pour une participation active à la vie associative et plus largement à la citoyenneté.
SAC’Ados se veut une expérience unique, extraordinaire, tant par les activités proposées que par la dimension et les ambitions d’un tel moment.
En effet, en plus des temps d’activités fun, pur plaisir, les jeunes pourront s’ouvrir à des techniques et ressortir avec une réelle valeur ajoutée. Un temps en somme qui propose un partage d’expériences fortes, un temps pour eux, pour s’épanouir, se révéler et se perfectionner. Des jeunes à qui on veut donner plus que n’importe où ailleurs en terme de stimulation pour une participation active à la citoyenneté.
Nouvelles formes d’investissement
Les formes que prendront dans le futur le bénévolat dans une association nous sont sans doute inconnues. Nous préférerions nous rassurer en transmettant l’héritage tel qu’on nous l’a légué, en renouvelant les modes d’investissement classiques, président, trésorier, secrétaire.
Le groupe de travail sur la place des jeunes réfléchit aux nouvelles manières pour les jeunes de s’engager au service des autres et souhaite proposer aux associations des expérimentations diverses sur une période de deux ans. Pour cela, le club choisit une modalité en fonction de son profil, multisport, haut niveau, action sociale ou socio-éducative…
Le bilan de ces actions cumulées devraient pouvoir aboutir à un cahier interactif de stimulation associative et servir ainsi autant dans la fédération qu’auprès des autres instances ayant le souci de la jeunesse.
Communication
Le contact électronique et les espaces internet apparaissent comme les clefs de l’avenir en matière de communication. Cette technologie permet de se rapprocher des adhérents, d’envoyer des informations ciblées en fonction des publics. C’est pourquoi les jeunes attendent beaucoup de la fonctionnalité de tels espaces. La FSCF investit pour rendre aisée et pratique une telle communication.
