Qu’elles remplacent un spectacle, qu’elles soient faites en plein air, en salle, pendant un festival ou en toute autre circonstance, les lectures remportent aujourd’hui un vif succès auprès du public. Tellement d’ailleurs qu’elles ont initié certains festivals, investi les théâtres parisiens, et même envahi la cour d’honneur à Avignon.
Là où des metteurs en scène ont du mal à occuper un espace, un acteur minuscule sur une scène immense, immobile ou presque, texte et micro à la main, parvient à captiver son auditoire pendant près de deux heures. Eh oui !
Débarrassé du filtre de la mise en scène, il offre un contact plus direct au public, puisqu’il se montre lui-même. Pourtant cela ne signifie pas qu’il n’y a ni jeu ni spectacle. Pour J. M. Ribes, « il y a toujours une interprétation (…) le texte prend la forme de l’acteur, même s’il ne fait que le lire ». D’où l’importance de la préparation : « Il n’y a pas de mise en scène, mais une mise en bouche, une mise en esprit (…) Il y a un rythme à trouver pour que la lecture passe ».
Les lectures portent essentiellement sur des monologues, des correspondances, des textes politiques ou économiques, des poésies ou des nouvelles.
Pour Pierre Arditi, « une lecture ne se partage pas ». Elle occupe un espace de temps qui n’appartient qu’à l’acteur, car il crée avec ce qu’il est, sans artifices, mais en étant « dans le même état de danger que lorsqu’il joue ».
Une façon de faire du théâtre à tenter ! Non ?
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