Gouvernance associative

GOUVERNANCE ASSOCIATIVE

Le terme de « gouvernance » est une autre manière de désigner le pouvoir. Il ne s’agit pas du pouvoir politique des hommes sur les hommes, mais plutôt du pouvoir de faire. La gouvernance désigne en outre une évolution et une transformation en cours. Elle renvoie à une notion d’intégration et à la mise en relation de plusieurs acteurs dans un système qui n’est plus uniquement hiérarchique et vertical.

Les associations constituent un ensemble spécifique, tant du point de vue organisationnel que du point de vue des engagements collectifs qu’elles mobilisent. L’équilibre du pouvoir dans les associations ne se joue pas seulement au sein des instances statutaires mais avec l’ensemble des parties prenantes. La gouvernance administrative soulève de nombreux enjeux.

La faiblesse de la parité et de la diversité sociale et culturelle au sein de la gouvernance associative est criante et se traduit par des symptômes bien connus : manque de renouvellement des dirigeants, choc des générations, décalage avec les attentes des jeunes et, dans certains cas, des modalités insuffisantes d’implication des usagers dans la gouvernance des associations.

Les associations disposent d’une grande liberté dans l’organisation de leur gouvernance, celle-ci doit être en phase avec le projet et l’organisation de l’association. C’est une clé de la réussite du projet associatif. L’enjeu réside dans le fait de faire participer l’ensemble des acteurs aux décisions de l’association, ce qui sollicite des mécanismes formalisés dans les instances et une démocratie participative.

D’autres composantes doivent être prisent en compte dans le choix du modèle, il s’agit du savoir être et des compétences. La confiance, le respect, la clarification des responsabilités de chacun en fonction de son statut et de son engagement dans l’association ainsi que du rôle de ces instances. Chaque membre doit être en capacité d’apporter sa contribution au projet collectif, cela permet alors à ceux qui le souhaitent de s’engager librement.

L’association doit être un terrain de créativité, de discussion publique. Il est utile de reconnaitre au sein d’une association que les membres sont interdépendants les uns des autres et cela doit amener à une conscience coopérative.