Notre histoire
Depuis plus de 125 ans, la Fédération Sportive et Culturelle de France œuvre pour un sport et une culture ouverts à tous, fondés sur le respect et la valorisation de chacun. Créée par le Docteur Paul Michaux, elle s’appuie sur des valeurs humanistes et éducatives fortes. Cette page retrace les grandes étapes, engagements et évolutions qui ont forgé la fédération d’aujourd’hui.
La FSCF, une voix reconnue
La fédération participe depuis 1898 avec d’autres instances spécialisées, au développement du sport, de l’éducation populaire et de la culture.
De fait, au sein de ces domaines, elle est membre de nombreux regroupements d’associations :
- Le Comité National Olympique et Sportif (CNOSF)
- L’Académie Nationale Olympique Française (ANOF).
- Le Comité pour les relations nationales et internationales des associations de Jeunesse et d’Éducation populaire (CNAJEP). Elle est l’une des deux seules fédérations sportives dans ce cas.
- La Coordination des Fédérations des associations de Culture et de Communication (COFAC) et la Coordination des Associations Musicales de Pratiques Amateurs (CAMPA).
- Le Conseil social du mouvement sportif (COSMOS).
- Le Comité Français du Fair-Play, dont elle est cofondatrice.
- Le Fonds de Coopération de la Jeunesse et de l’Education populaire (FONJEP) et l’Union des centres de plein air (UCPA).
Contributrice à la création du serment olympique, créatrice de la Coupe de France de football, initiatrice et pilote de l’avènement du sport féminin, promotrice de la licence individuelle et de l’assurance sportive obligatoire, la liste est longue…
Résumer l’Histoire de la FSCF est impossible tant elle est riche, mais les grandes dates au sein de la frise ci-dessous offrent un aperçu des moments forts ayant participé à la construction et au développement de la fédération.
125 ans d'histoire en vidéo
la fscf au fil du temps
Les prémices de la FSCF
Dans un contexte de christianisme social sont créés des premières oeuvres de jeunesse, des cercles et patronages paroissiaux par des abbés et des soeurs dans les milieux populaires.
Ils ne sont pas mixtes. À la fin du XIXème siècle, les patronages des paroisses, catholiques en France et protestantes en Suisse, prennent en charge les loisirs essentiellement de la jeunesse ouvrière, en organisant aussi des séjours collectifs à la campagne dans un esprit surtout sanitaire et cultuel. Ce sont les premières « colonies de vacances ».
Fondation de la Commission des patronages de France, œuvre catholique qui milite pour la préservation et la formation de la jeunesse.
Premier concours d’exercices physiques des patronages de la région parisienne rassemblant au Parc des Oiseaux d’Issy-les-Moulineaux près de trois mille gymnastes masculins, la majorité est issue des classes populaires.
Le docteur Paul Michaux déclare la création de l’Union des sociétés de Gymnastique et d’Instruction militaire des patronages et des oeuvres de jeunesse de France (L’USGIMPOJF) qui regroupe les sections sportives des patronages catholiques et devient de ce fait son premier président de 1899 à 1923.
L’USGIMPOJF devient la Fédération des sociétés catholiques de Gymnastique (FSCG).
La FSCG devient la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF) affichant pour objet le développement physique et moral de la jeunesse ouvrière, dans un esprit patriotique : il s’agit aussi de former des soldats.
Charles Simon est nommé secrétaire général.
La fédération est consultée par Pierre de Coubertin pour la rédaction du serment olympique.
Son souci de la personne humaine et son éthique conduisent la fédération à contribuer à la création de la licence nominative.
Le 5 mars, création par Charles Simon, secrétaire général de la FGSPF, du Comité français interfédéral (CFI).
10 FÉVRIER – 29 MARS 1911 :
Dans le souci de réunir autour du sport la jeunesse « ouvrière » et la jeunesse « instruite », la FGSPF crée en son sein, pour le domaine scolaire, l’Union gymnastique et sportive de l’Enseignement libre (UGSEL).
AOÛT – DÉCEMBRE 1911 :
La FGSPF fonde, avec les fédérations et sociétés d’Alsace, de Belgique, des Pays-Bas, d’Irlande, d’Italie et du Canada, à l’occasion d’un concours organisé à Nancy, l’Union internationale des OEuvres catholiques d’Éducation physique (L’UIOCEP).
Création par le comité français interfédéral, auquel appartient la FGSPF, de la Coupe de France de football. Les premières éditions portent le nom de Charles Simon.
Sous le patronage de la FGSPF, le Rayon sportif féminin (RSF), fédération sportive exclusivement féminine et catholique se structure et naît quelques années plus tard.
7 AVRIL 1919
Le comité français interfédéral devient la Fédération française de Football-association. Le premier président est Jules Rimet et le premier secrétaire général Henri Delaunay.
4 AOÛT 1919
Le premier concours d’après-guerre est organisé à Metz, ville redevenue française, 7000 gymnastes viennent de toute la France.
La FGSPF organise son premier championnat fédéral de basket-ball, qui passe ainsi du statut de jeu de cour de récré à celui de sport.
François Hebrard succède à Paul Michaux à la présidence.
En juillet à l’occasion du Concours de Paris, 28 000 gymnastes défilent sur les Champs Élysées.
La FGSPF instaure l’assurance sportive obligatoire pour tous les adhérents. Cette idée sera reprise plus tard par le secrétariat d’Etat aux Sports.
La FGSPF rend obligatoire le certificat médical préalable à la pratique sportive.
En juin quelque 2 500 gymnastes et musiciens de la FGSPF embarquent à destination d’Alger pour participer aux célébrations du centenaire de l’Algérie.
La FGSPF est reconnue d’utilité publique par décret.
Sous le régime de Vichy, le commissariat général aux Sports impose à la FGSPF le nom d’union (UGSPF) et la contraint à absorber l’UGSEL et le RSF, chaque fédération féminine devant s’affilier à une fédération masculine. La FGSPF devient de fait mixte. Les comités centraux de la FGSPF et du RSF fusionnent mais les directions techniques sont indépendantes.
Dans l’entre-deux guerres la FGSPF est la première fédération sportive de France compte tenu de ses effectifs (350 000 licenciés) et de sa vitalité.
La FGSPF devient la Fédération sportive de France (SFS).
6 JANVIER 1947
L’UIOCEP devient la FICEP, Fédération internationale catholique d’Éducation physique (et sportive en 1960).
En août les festivités du cinquantenaire de la Fédération Sportive de France se déroulent sur quatre stades différents localisés aux Portes de Saint-Cloud et d’Auteuil. Cette imposante manifestation voit évoluer 10 000 athlètes de la fédération.
Renaissance de la fédération : le volley, le handball et le judo sont promus activités fédérales.
La FSF s’investit dans les activités culturelles et socio-éducatives et se renouvelle en répondant au développement des foyers-clubs et centres de vacances.
Gilbert Olivier succède à François Hebrard à la présidence.
18 000 gymnastes et musiciens défilent sur les Champs-Élysées pour célébrer le soixantenaire. La présidence de la fédération est reçue à l’Élysée par le président de la République Vincent Auriol.
Dans les années 1960, après le concile Vatican II, les paroisses se désolidarisent des patronages. Beaucoup d’associations perdent leur prêtre-directeur et parfois leurs locaux et installations.
La FSF organise 48 matinées sportives et récréatives auxquelles assistent plus de 250 000 jeunes.
Guy Fournet succède à Gilbert Olivier à la présidence.
La fédération entérine son investissement culturel et socio-éducatif avec sa mission d’éducation populaire en faveur de la jeunesse en prenant le nom de Fédération Sportive et Culturelle de France (FSCF)
Arrivée de la danse, de la gymnastique rythmique et sportive (GRS) et structuration du chant choral.
Jacques Gautheron succède à Guy Fournet à la présidence qu’il assumera de nouveau en 1990-1992.
La Fédération obtient l’habilitation pour délivrer les diplômes pour l’encadrement des colonies de vacances et des centres de loisirs sans hébergement recevant des mineurs.
Naissance de la gymnastique détente, la gymnastique pour adultes.
Maurice Davesne succède à Jacques Gautheron à la présidence.
Retour du tennis au sein de la fédération et arrivée du tir à l’arc.
Max Éraud succède à Maurice Davesne à la présidence.
Participation de 80 000 relayeurs sur les chemins de Compostelle à travers tout le territoire pour les 90 ans de la fédération. En juillet, 90 ans, jour pour jour, après le premier concours de gymnastique organisée par la fédération au Parc des oiseaux à Issy-les-Moulineaux, les 99 pèlerins qui forment le dernier maillon de la chaîne de relayeurs font leur entrée à Compostelle.
Clément Schertzinger succède au second mandat de Jacques Gautheron à la présidence.
L’éveil de l’enfant, la randonnée et le théâtre font désormais partie des activités fédérales.
La fédération organise la journée olympique. Elle la renouvelle en 1996 et en 2000.
Structuration des arts plastiques.
100ème anniversaire de la fédération.
Organisation des championnats fédéraux et grands prix nationaux en Île-de-France et à proximité. Le double gala de patinage au palais omnisports à Paris Bercy rassemble un peu plus de 24 000 de ses adhérents.
La fédération s’engage dans une politique de valorisation de ses associations à partir de quatre labels : le label famille pour les associations engagées dans l’intergénérationnel et la multiactivité, le label Enfanc’éveil pour les associations qui garantissent la démarche éducative de l’éveil des moins de 6 ans, le label Sport et santé pour les associations qui proposent des initiatives dans le développement du sport-santé et enfin le label Développement durable émanant du CNOSF, attribué à une manifestation sportive engagée dans cette démarche.
En 2014, les associations proposent plus de 180 activités à leurs adhérents dont 230 000 licenciés.
Jean Vintzel succède à Clément Schertzinger à la présidence.
Arrivée des arts du cirque en tant qu’activité fédérale.
En juillet l’organisation des Jeux internationaux d’été de la FICEP est confiée à la FSCF. Ces jeux, se déroulant à Audincourt (25), réunissent plus de 500 sportifs et 400 accompagnateurs, accueillis par 250 bénévoles. Durant 5 jours, 8 pays affiliés, dont Madagascar, s’affrontent autour de quatre disciplines : basketball, gymnastique féminine et masculine, gymnastique rythmique et sportive, et enfin, judo.
La fédération s’est engagée dans des démarches et des actions en faveur du développement social, de la santé, de l’éducation, de la protection de l’environnement.
Afin de proposer du sport à un plus grand nombre, la fédération signe une convention avec la fédération française handisport (FFH). En 2011 elle réitère avec la fédération française de sport adapté (FFSA).
Christian Babonneau succède à Jean Vintzel à la présidence.
Organisation du 1er séjour d’engagement solidaire pour les jeunes à Londres dans le cadre des Jeux Paralympiques 2012.
Création de l’Institut de formation professionnelle de la fédération (FORMA’) pour développer son offre de formations qualifiantes (brevet professionnel de la Jeunesse de l’Education populaire et du Sport, du certificat de qualification professionnelle etc…)
Création d’un comité éthique et de déontologie et de la charte éthique.
Déploiement national du programme santé Atoutform’.
Création du musée virtuel de la fédération pour une visite numérique.
À l’occasion des 120 ans, organisation de nombreux évènements locaux et nationaux dont les prix du 120ème, un concert de musique sacrée à la Madeleine à Paris et un colloque en ouverture du 106ème congrès à Rennes.
1ère édition à Bergerac du festival national Arts en fête mêlant activités sportives et culturelles.
La fédération adapte sa politique de développement durable à celle de la Responsabilité Sociétale des Organisations.